"Music is the cup that holds the wine of silence. Sound is that cup, but empty. Noise is that cup, but broken.”

Robert Fripp


13/10/2017

Chasing Bone



Chasing Bone est un trio parisien, formé de Panos Anastasiadis (guitare, composition), Giannis Rematas (batterie), tous deux originaires  de Thessalonique en Grèce et de Felix Masson (basse).

"Trio bouillonnant aux envolées frénétiques. Excellent batteur, grande maîtrise du bassiste, et un guitariste zélé qui n'hésite pas à prendre les risques les plus fous pour faire dérailler  la machine". 


Leur premier opus "State of the underdog" sort officiellement vendredi 20 octobre à l'occasion de leur concert au Studio Campus à Paris. Suivra une tournée sud-européenne en France, Espagne, Italie et Grèce.
Un son de guitare et des textures post no-wave, des mélodies tendues en équilibre instable sur trois notes, un groove ample et nerveux, entre punk jazz et avant-rock, ruptures noise et ambient ténébreuse, énergie rythmique et audace harmonique, la musique de Chasing Bone est à la fois savamment structurée et furieusement déjantée... 



Chasing Bone sur Radio Libertaire le 19 octobre 2017 à partir de 22 heures
pour "Epsilonia" / Unpedigreed music since 1986.


"Mistakes are what make music beautiful and humane. When you write down, compose the music, and then go to the studio, you need the people around you to tell you when to stop. If we do three takes and there is a good one, to avoid the process of searching for perfection...We keep the mistakes because it's honestly what happened at a very specific moment."  Panos Anastasiadis 



Official 2017 european tour:

20 octobre : PARIS (Studio Campus - 20h)
     avec en invités: Lostinthe et Macubert, multi-instrumentistes, plasticiens, membres
     de Psydedelic Trips To Death, groupe phare de la scène rock de Thessalonique.
21 octobre : TARBES (Celtic Pub)
22 octobre : ARGELES-GAZOST (Café du Stade)
24 octobre : MARSEILLE (La Tache)
25 octobre : BARCELONE (La Experimental)
26 octobre : TREVISE (Altroquando)
27 octobre : NAPLES (Il Asilo)
31 octobre : THESSALONIQUE (Ypogeio)
1er novembre : THESSALONIQUE (Coo)

10/10/2017

Circles (1)

"mapping paradise" by Elise Morin - 2016
 

 "el beam" - unknown source


"untitled" by Emmett Govin - 1987


unknown labyrinth

a fan wind' effect


eclipse

 
a black sticker on a vinyl


"illuminator" by Žilvinas Kempinas - 2014 

&
"marbles" by Palix 


04/10/2017

Rhizottome


L'excellent duo "Rhizottome" composé d'Armelle Dousset et Matthieu Metzger nous avait déjà doté d'un très beau 1er CD éponyme,  et voilà qu'après une résidence au Japon, et suite à leur création en janvier dernier au TAP de Poitiers, ils sortent un double CD "niwashi no yume" improvisé avec plusieurs artistes japonais.


Rhizottome est né de la rencontre de deux instruments : celle du saxophone sopranino de Matthieu Metzger et de l’accordéon d’Armelle Dousset.
Leur musique est toujours accompagnée de la notion de tradition, avec laquelle on se doit de jouer : renouer avec ses racines pour jouer à s’en défaire. Le jeu consiste également à s’en inventer de nouvelles en allant puiser des couleurs, des textures, des carrures rythmiques dans différents répertoires et régions du monde. Des compositions originales naissent alors de ce processus créatif, révélant des territoires poétiques à conquérir.
Prendre, reprendre, retourner des compositions dont les structures sont empruntées aux musiques traditionnelles, les exploser en envolées improvisées pour mieux les "re-composer", puis les retrouver – presque – intactes.

"niwashi no yume"
to order "niwashi no yume"


Kohsetsu (Reiko Imanishi) : koto 
Matthieu Metzger : sopranino saxophone 
Armelle Dousset : accordéon 
Akito Sengoku : time painting

Renouer avec les racines, retourner la terre et semer les graines d’une nouvelle musique traditionnelle sensuelle et féconde. De retour de retour de leur résidence à Kyoto à la Villa Kujoyama, “Rhizottome” crée un concert visuel en quatuor, en collaboration avec des artistes japonais. L’accordéon et le saxophone sopranino dialoguent avec le koto de Kohsetsu. Compositions traditionnelles, créations et improvisations, s’acclimatent de paysages visuels réalisés en direct par Akito Sengoku.
 
根と依りを戻し、土に立ちかえり、豊かで官能的な、新しい伝統音楽の種を蒔こう。 京都九条山レジデンスに帰ってきたデュオ「リゾットム」が、日本のアーチストたちと、四重奏でビジュアル・コンサートを初演。 アコーデオンとソプラノ・サクソフォンが、紅雪の奏でる箏と話し始める。 伝統の楽曲、創作と即興に、仙石彬人のダイレクトに演出する風景が溶け込んでいく。 枯葉、色素、音楽と歌は、腐植した紅葉の香りを放つ有機的な幻覚の、白昼夢を生み出す。

 
et d'autres musiques de "Rhizottome" à écouter sur SoundCloud





01/10/2017

Probes

http://rwm.macba.cat/

On RWM, the radio project of the "Museu d'Art Contemporani de Barcelona" Macba, an interresting exploration in modern music across a serie of podcasts curated by Chris Cutler, the famous drummer of Henry Cow, Art Bears, Cassiber, Pere Ubu and many others... and the founder and manager of the independent label and distribution service ReR/Recommended.

http://www.calyx-canterbury.fr/mus/cutler_chris.html

The radio podcasts "Probes" takes Marshall McLuhan’s conceptual contapositions as a starting point to analyse and expose the search for a new sonic lanaguage made urgent after the collapse of tonality in the twentieth century. The series looks at the many probes and experiments that were launched in the last century in search of new musical resources, and a new aesthetic; for ways to make music adequate to a world transformed by disorientating technologies. 

"Probes to listen to"

In the late nineteenth century two facts conspired to change the face of music: the collapse of common practice tonality (which overturned the certainties underpinning the world of art music), and the invention of a revolutionary new form of memory, sound recording (which redefined and greatly empowered the world of popular music). A tidal wave of probes and experiments into new musical resources and new organisational practices ploughed through both disciplines, bringing parts of each onto shared terrain before rolling on to underpin a new aesthetics able to follow sound and its manipulations beyond the narrow confines of 'music'. The "RWM Probes series" tries analytically to trace and explain these developments, and to show how, and why, both musical and post-musical genres take the forms they do.


25/09/2017

Portrait Dubuffet

http://www.dubuffetfondation.com/focus.php?menu=37&lang=fr
Jean Dubuffet - 1961 - pic: J.Weber

C'est autour des toiles de Jean Dubuffet, réunies sous l'appellation générique de "Fleur de barbe", pendant leur exposition au Musée des Arts Décoratifs en 1964, que Gérard Patris trouve l'idée formelle autour de laquelle il va organiser son film "Portrait Dubuffet".

Jazz Band (dirty style blues) - 1944 - Jean Dubuffet

Vers Noël 1960, le peintre danois Asger Jorn (1914-1973), ancien membre fondateur du mouvement CoBrA qui venait de quitter l’Internationale situationniste, avait proposé à Dubuffet d’improviser de la musique avec lui. Sans tarder, Dubuffet avait acheté un enregistreur à bandes Grundig TK35 et le 27 décembre 1960, les deux comparses enregistraient leur premier morceau, ”Nez cassé”.
...
Dubuffet consacra rapidement une pièce de sa maison à ses activités musicales. Il y entreposa une collection d’instruments qui atteignit vite les cinquante unités : piano, violon, violoncelle, flûtes variées, trompette, basson, orgue à bouche chinois, xylophone, cymbalum, cithare, guitare, balafon, tambour de geisha, etc. Ignorants à l’époque, d’après leurs propres dires, des développements de la musique sérielle, dodécaphonique ou concrète, Jorn et Dubuffet se retrouvaient, en l’assumant très bien, dans une sorte de situation de retour à l’enfance, de non-maîtrise quasiment totale des outils d’appréhension du monde qu’ils étaient en train d’explorer, que ce soit au niveau du maniement des instruments de musique ou de celui du b.a.-ba. des réglages du magnétophone.
...
Dubuffet se prit tellement au jeu qu’entre les visites de Jorn il se mit à travailler seul sur leurs enregistrements en tentant des expériences de manipulation de la bande magnétique : 

”J’opérais par petits fragments, effaçant et recommençant les séquences mauvaises et organisant à l’aide des ciseaux et du papier collant, des coupures, des soudures et des assemblages”.
Avec quelques années de retard sur les pionniers d’une utilisation plus savante et contrôlée du magnétophone (Pierre Schaeffer, Pierre Henry, Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio, etc.) mais presque synchrones des approches plus sauvages de la machine par Henri Chopin (qui s’achète son premier magnéto en 1955) ou par un autre ex-peintre CoBrA, Karel Appel, Jean Dubuffet et Asger Jorn ouvrent la voie à une lignée disparate de musiciens assumant leur non-virtuosité et privilégiant l’invention et l’étonnement à la justesse de l’exécution. 
Jean-Pierre Armengaud, La Musique chauve de Jean Dubuffet (Séguier, 1991).

----------------------------------------------
 
"Fleur de Barbe"
c'est le titre d'un poème écrit par le peintre lui-même, poème que Dubuffet va scander, chanter, crier, de sa voix rocailleuse sublime, en s'accompagnant lui même d'instruments de musique traditionnels: flûtes, percussions, appeaux, métaux, etc., créant une étrange cantillation dont les accents renvoient à des rites traditionnels anciens.

Dans le générique, le travail sonore est mentionné de la manière suivante "Eléments sonores Jean Dubuffet, Luc Ferrari". Les interventions de Luc Ferrari sont relativement discrètes, jouant le rôle d'élément structurant en venant ponctuer les moments charnières du film, laissant la part belle aux sublimes actions poétiques de Dubuffet.


ICI, le film réalisé par Gérard Patris, un document à ne pas rater

http://philippelanglois.net/lcd/?p=1402

Les textes de ce post documentent l'ouvrage de Philippe Langlois, Les cloches d'Atlantis, Musique électroacoustique et cinéma, Archéologie et histoire d'un art sonore, éditions mf, Paris, 2012.

A signaler bien sûr de nombreuses musiques de Jean Dubuffet à écouter sur UbuWeb 
et aussi sur disques CD & LP


Et aussi la sortie d'un CD de Luc Ferrari contenant deux musiques de films: "Tinguely" (1967) et "Dernier matin d'Allan Edgar Poe" (1964) chez Sub Rosa 

18/09/2017

Les nuits électriques

 

"Les nuits électriques" est un film réalisé en 1928 par le réalisateur ukrainien Levhen Slavchenko Eugéne Deslaw (1898-1966), figure incontournable du cinéma français d'avant-garde. Il était un ami de Luigi Russolo qui joua en direct sur ses films avec le Rumorharmonium

" Le film " à acteurs " ne me tente absolument pas. J'estime que la nuit moderne, peuplée de lumières étranges et chantantes, la nuit moderne qui ne ressemble vraiment à aucune autre nuit de l'histoire, est photogénique autant, plus encore que le visage d'une belle femme... Je ne travaillais pas selon un scénario préconçu. Je sortais le soir avec beaucoup de foi et mon petit appareil que tout le monde prenait pour un simple appareil photographique. Je me perdais dans la mer, dans la nuit, dans la foule. Je chassais les images comme on chasse des oiseaux. Des vagues sonores déferlaient. Le miracle venait à pas rapides, haletant. Je le saisissais confusément et l'enfermais dans ma boîte." Eugéne Deslaw


 
Théo Martelet de l'atelier Nautilus de l'école Faverges a réalisé la musique de ce film pour le 100éme anniversaire de "L'art des bruits" de Luigi Russolo (1913-2013).




A voir, bien sûr, du même cinéaste Eugéne Deslaw, le formidable film "La marche des machines" datant de 1927, ainsi que le film muet "Montparnasse" de 1930 (malheureusement introuvable sur le net ces derniers temps), une déambulation poétique et surréaliste dans le quartier de Montparnasse à Paris, où se mêlent quotidien et insolite et se croisent clochards, hommes-sandwichs, saltimbanques et artistes, parmi lesquels Buñuel, Fujita, Marinetti et Russolo. 



"Montparnasse d'Eugène Deslaw est une réussite avant-gardiste, où l'oeil bascule en permanence, nourri d'insolite et de mouvement... Plans obliques, plongées déroutantes sur la fourmilière, vues qui glissent et se chassent. Le spectateur, pris d'un somnambulisme visuel, se laisse guider par l'euphorie des images... Ombres et lumières sont arbitrées habilement et inondent les lignes brisées de tel ouvrage bétonné ou de cette cariatide au dessin sensuel. La caméra se promène entre les tables de La Rotonde et surprend une coquette saupoudrant un nez brillant ou un intellectuel, des révoltes pleines le crayon. On y devine Foujita, la clope élégante, ou Buñuel rêvassant devant des mollets qui dansent... Ateliers d'artistes, foires et brocantes pavent les trottoirs et rappellent les plus belles heures du foyer intellectuel que fut Montmartre."    Gael Le Bellego

14/09/2017

Spectral Canon

https://i.imgur.com/6l6399P.jpg

As Ligeti did with "Vertige", a lot of composers wrote scores for mechanical piano,
as tibutes to Conlon Nancarrow who worked on his "studies for player piano"
from 1948 to 1992.

The "Spectral canon for Conlon Nancarrow" composed by James Tenney was recorded with a Bösendorfer Ampico Grand, finely restored by Jörg Borchardt according to Nancarrow' directions.